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06/09/2006

Le rouge aux joues. Une marotte, le Liban (3)

- Que dites vous mon colonel, je ne vous suis plus tout à fait

- Vous n'êtes pas réveillé à ce que je vois, mon ami, allons un peu de cran, faîtes comme moi, la fenêtre grande ouverte qu'il pleuve ou qu'il vente, une couette sur vous, et hop levez vous avant même le chant du coq; je n'aime pas répéter, vous me faites penser à mes appelés qui ne comprenaient rien, mais alors vraiment rien à des ordres élémentaires

- Mon colonel, je ne peux pas vous donner mon avis, vous savez bien que ....

- Je sais, nous n'allons pas revenior aujourd'hui la dessus mais un jour, je suis sur de vous convaincre. Vous voyez bien comme on me suit

- Oui, mon colonel, je vois et peux même compter ceux qui vous suivent

- Je dis qu’il faut leur laisser leurs dernières chances au peuple de Sion et ensuite les laisser de côté, les ignorer par le mépris, se laver les mains.

- Décidément, c’est une habitude bien ancrée chez nous de se laver les mains depuis deux mille ans. Qu'est ce que ce serait si on ne se les lavait pas. Mais vous avez vu que le pape lui, s’abaissait pour laver les pieds.

- Ecoutez-moi ! Vraiment ces gens là, ils avaient tout pour être heureux, ils s’en étaient bien sortis de leur guerre. 67, les arabes repoussés comme nous nous avons fait avec Martel à Poitiers. Du bon boulot. Mais ensuite, chez eux quel foutoir. A croire qu’ils aiment se créer des complications à n’en plus finir. Un jour, les Palestiniens, un autre jour vous les retouvez en Afrique du Sud, un autre jour au Liban. Et quand je dis un jour, c’est des - années. Tiens pendant que j’y pense, s’ils avaient pu s’arrêter le jour de leur chabbat ; même ça, ils ne le respectent pas. Bon sang, Qu’est ce qui les a poussés à agir ainsi . Pour deux gus, tout ça. Des gars en permission. D’après ce qu’on m’a raconté de source très sure. Permission ou pas, c’est la guerre et à la guerre on - ne fait pas de cadeau. Moi vous savez à mon époque, je ne donnais jamais de permission, je trouvais toujours le bon pretexte. Comme ça, croyez moi, aucune raison d'avoir des problèmes avec les gars et leurs hisitoires de moukères. Quand je pense qu'il y en a eu un qui a eu le culot de me demander si j'acceptais d'être son témoin pour ses fiançailles; il avait trouvé le moyen de s'amouracher d'une barbare, je veux dire une berbère mais enfin c'est du pareil au même. Je l'ai mis 10 jours au trou et après, vous savez je ne l'ai plus revu, il avait déserté et été rejoindre les leurs. Beurk. Vous croyez, en 39 qu’on faisait le signe de croix et qu’on se récitait un pater noster avant de s’enfoncer dans les lignes ennemies ?

- Je crois qu’en 39, on aurait mieux fait de prier que de jouer à la guéguere, on n'était pas au mieux de notre forme, reconnaissez - le mon colonel

- Des détails, de simples détails et plus tard, vous avez bien vu plus tard ce qui s'est passé, la dérouillée pour les boches

- Plus tard, je crois qu’on a combattu de l’autre côté avec nos amis les Anglais

- Et 44

- 44, vive les américains !

- En tout cas le malheur, c’est leur état. Quelle idée de créer de toutes pièces un pays, des frontières bancales, et de se faire des ennemis du jour au lendemain. Quelles stupides prétentions. Ils sont arrogants, à un point inimaginable, vous voyez bien que De Gaulle avait raison Je vous disais, qu'ils sont là bas nos soldats, à deux pas des sionistes, chez nos amis les musulmans, je veux dire les arabes.

- Vous permettez mon colonel, des arabes ne sont pas forcément musulmans. Tenez, penchez un peu le tête que je vous ajuste vos tempes

- Précisez argentées, je vous prie et je vous laisserai faire. Pour moi arabes, musulmans c'est kif, kif non ; on ne va pas passer notre vie à disséquer les moeurs de nos amis fils et descendants en ligne directe ou indirecte de Mahomet et de ses compagnons
- Tiens, vous dites à présent nos amis, hier ce n'était pas les bicots, les melons ?

- Taisez - vous ma domestique, elle est de là bas , elle pourrait refuser de vous servir votre café si elle vous entend

- Ne vous en faites pas pour elle je coiffe chque mercredi toute la famille

- Mais, crénom ! Alors elle a les moyens, quend je pense qu'elle me réclame une augmentation. Je tiens bon, cela fait deux ans et je je ne suis pas pret d' écouter ces jérémiades et en plus elle veut que je la déclare. Vous leur donneriez votre chemise

- c'est ce que je fais mon colonel et Je les coiffe gratis mon colonel, parce qu'elle travaille chez vous. Elle me dit tout de ses bonheurs ou plutôt de ses malheurs et je sais à un centime près ce qu'elle gagne

- Vous avez de la chance, moi je ne sais même pas ce qu'elle gagne. c'est la femme de votre colonel qui gère ça. Il ne faut pas mélanger les taches. Où irions nous dans ce cas? Un café mon ami ! Un peu tiède, mais à la guerre comme à la guerre. Sinon, où irions nous si nous commençons à nous écouter; Non ?

- Non merci, une misère

- Comment une misère mon café

- Je vous parlais de ce que gagne votre domestique depuis 15 ans qu'elle est chez vous

- Je vous propose j'un café , c'est du turc, excellent et fort comme eux. Ah, la bonne plaisanterie que je viens de faire sans m'en rendre com:pte. Je crois bien que je suis dans une excellente forme. DU café donc ? j'insiste car vous me mettez de bonne humeur

- Merci, je n’en veux pas
-
- Un jus d’orange, alors ?
-
- Pourquoi, pas , tiens, vous achetez du jus d’oranges d’Haiffa
-
- Oui, il n’est pas bon ?
-
- Et les pamplemousses de votre petit déjeuner diététique, je vois une petite étiquette, soleil d’Israël

- J’en prends toujours un le matin, un autre à la fin de mon repas, je digère mieux, mais on s’éloigne de la question, cessons de parler de moi et de mes goûts !

- Si vous voulez

- Enfin. Vous allez voir comment cela va changer ! Grâce à Jacques et aux notres

- Cela va changer pour qui?

- Vous n'y comprenez décidément rien à la politique. Oui, ils sont partis. Nos troufions vont relever le défi. Que je ressente de la fierté, n'en doutez pas mon ami. La France fait son devoir et je ne suis pas mécontent d'appartenir à cette nation que vous vous obstinez à regarder de biais.

- Non, excusez- moi de vous contrarier sur ce point, c'est de face, c'est vraiment de face et, ni de biais , ou de dos, ou encore en coin que je jette un regard, le mien, sur mon pays, ma chère France

- Je vous vois venir, vous allez encore me dire que nous somme tombés dans le piège. je sais que ce n'est pas simple mais ils vont s'en sortir, non? Coimme d'habitude !

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