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28/10/2006

Itinéraires pour temples romains du Liban. Conseils

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ROUTES ET SENTIERS
Faut-il voyager en solitaire ou accompagné ? En Pullman, avec son véhicule personnel, sur deux roues, qu'importe le choix, mais l'état des routes d’une part et le type de tourisme envisagé d’autre part orientera celui ci. Dix sept années de guerre ont marqué profondément le réseau routier libanais. En dehors de grandes et moyennes agglomérations, la campagne reste comme partout ailleurs tributaire des décisions de la capitale et dépend essentiellement des crédits du Ministère des Travaux Publics. A ce jour, un important effort est réalisé pour réparer les routes endommagées et créer un nouveau réseau mais beaucoup reste à faire. A noter heureusement (pour ce qui est évidemment des accès principaux) que certaines routes de la Békaa, région où les temples sont les plus nombreux, viennent de bénéficier récemment d'un asphaltage, ce qui permet dorénavant d'envisager des parcours dans de meilleures conditions que dans le passé. Souvent, il sera préférable de poursuivre le chemin à pieds. C'est la meilleure solution qui s'impose parfois. Il n'est pas inutile de se munir en fonction des itinéraires, surtout lorsque les sites sont en haut d'une crête, de chaussures de marche solides et fermées pour se protéger des ronces et buissons épineux.
La meilleure saison pour les découvertes reste le printemps et l'automne, ce qui n'empêche pas de prévoir Kway et pull dans le cas d'un retour tardif. Signalons que les routes, anciennes ou toutes nouvelles, restent toujours très mal balisées. Les panneaux indicateurs sont trop rares surtout en province et il est parfois irritant, lorsqu'ils existent, simplement en langue arabe, de ne pas savoir si on est arrivé dans la bonne localité. Heureusement les habitants sont très serviables et suffisamment polyglottes (sans oublier les jeunes et les enfants) pour résoudre ce problème.
Localisation des sites : l'auteur, assez souvent, a noté leurs coordonnées par GPS, moyen infaillible de repérage. Pour ceux qui disposent de cet instrument de navigation, ces coordonnées définissent immédiatement sans tâtonnements les lieux cités. Sur une carte classique du pays certains villages ne sont pas inscrits ; il en est de même pour les nouvelles routes créées ces toutes dernières années qui ne figureront donc pas davantage sur ces cartes. La meilleure solution pour éviter les pertes de temps, reconnaissons-le, malgré le handicap de la langue, est évidemment de se renseigner souvent. Les distances qui sont indiquées à la fin de cet ouvrage ont été calculées à partir du rond-point de Dékouanné, repère situé en plein cœur de la capitale et non pas à partir du centre ville en pleine reconstruction. En cours de trajet, pour avoir une idée exacte de la distance d'un village à un autre, d'une place au temple romain recherché, il est inutile de solliciter la précision auprès de l'autochtone, puisque le chiffre varie énormément. Une réponse quand au temps indispensable pour atteindre l'objectif et dont il faut se méfier énormément est - Hamsé dia - qui signifie à cinq minutes d'ici. Il suffira de multiplier par un coefficient qui peut aller de 2 à 10 l'indication fournie. L’information émane d'un interlocuteur sympathique et réellement soucieux d'aider le voyageur étranger qui restera évidemment perplexe. Pour ceux qui désirent visiter plusieurs temples dans la même journée, des suggestions de trajets sont proposées. Un conseil : pour demander son chemin, faire attention à la prononciation ! Il suffit de très peu de chose lorsqu'on cite le nom d'un village, même à plusieurs reprises (h aspiré au lieu d'h expiré par exemple) pour prendre sans s'en douter la mauvaise direction. Nous aurions aimé être plus précis mais au fait, n'est-ce pas se priver d'un peu d'aventure lorsqu'on a décidé d'effectuer ce type d'excursion ? Il y a, il y va sans dire, nous ne les oublions pas, les agences de voyage qui s'attachent à proposer les sites les plus classiques et nombreuses sont celles qui proposent un ensemble de circuits qui comprennent la visite des temples les plus célèbres. Naturellement à l'avenir, dans le cadre de cette démarche, elles pourraient aller plus loin : amener le touriste épris plus ou moins d'archéologie, hors des sentiers battus dans un autobus climatisé qui le conduirait à destination sur certaines pistes de la Békaa, ou à défaut le transporter le moins inconfortablement possible dans un tout-terrain. Certaines agences de tourisme vont jusqu’à proposer un circuit complet, du Tour Operator. On utilisera ces services, ou au contraire, on gardera de ces prestations un bien mauvais souvenir. La réussite ou la déception seront au bout du voyage. Le temps n’est guère élastique et des déplacements excessifs risquent d’émousser la sensibilité, lassant finalement des âmes bien intentionnées. Une dernière précision avant de clore ce chapitre, bien que ceci dépende de la volonté ou du désir de chaque individu qui souhaite s'imprégner des us et coutumes d'un pays. Nous proposerons deux solutions : - Faire un petit effort de communication. En fait, il semble que - Assar Romani - (Les ruines romaines) restent le meilleur mot de passe pour arriver à bon port : - Montrer à votre interlocuteur un papier qui précise en arabe le lieu ou la destination du site avec son illustration éventuellement. Normalement, ce devrait être suffisant pour arriver finalement sur place à l’aide de ce guide. Mais, s'il devait s'agir de cet ouvrage, il est probable que la curiosité aidant et le feuilletage exécuté en tous sens, les villageois laissent une trace indélébile de leur amicale sollicitude !
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SUGGESTIONS POUR 21 CIRCUITS (AR Beyrouth)

1. MACHNAKA, YANUH, AFQA : 150 KM
2. KALAAT-FACQRA, GHINE : 145 KM
3. EDDE, CHAMAT, HARDINE : 210 KM
4. SARBA, KALAA, KALAAT FACQRA : 150 KM
5. SFIRE, MAQAM-EL RAAB, AKROUM : 340 KM
6. BZIZA, AMIOUN, KSAR-NAOUS : 250 KM
7.DER QALAA, AÏNTOURA, TARCHICHE : 110 KM
8. CHIIM : 100 KM
9. BAALBECK : 190 KM
10. RAS-BAALBEK, LABOUE, NAHLE : 135 KM
11. IIAT, KSAR EL- BANAT : 220 KM
12. DEÏR EL AHMAR, NABA KEDDAM, YAMMOUNE : 220 KM
13. HADET, SARRAÏN, KSAR NABA : 240 KM
14. TAMNINE EL-FAOUKA, NIHA, FOURZOL: 160 KM
15. MAJDEL ANJAR, KFAR ZABAD, AIN EL BAYDA : 145 KM
16. DAKOUE, KSAR EL-WADI : 140 KM
17. MDOUKHA : 160 KM
18. BAKKA, YANTA, HELOUA : 180 KM
19. KIRBET KNISSE, DEIR EL AACHAER : 190 KM
20. AQBE, NABI SAFA, AIN HIRCHA : 170 KM
21. HEBBARYE : 210 KM

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Par dessus ces cieux si lointains,
Sur de fiers souvenirs dispersés
L’écho jaillit en vain.
Fleurs fanées pour l‘éternité,
Miroirs de splendeurs,
Ils s’alanguissent sans espoir.
Vos autels calcinés, pour l‘heure
Parés de l’odieuse mousse noire.

Chaque lendemain
Surgit le spectre du passé.
Sur votre monde trop romain,
Aujourd’hui la rosée glacée
Réchauffe votre matin et l’astre en deuil
Sur votre granit finement délabré
Dans la poussière dorée cueille.
Votre piètre renommée. Sanctuaires, tristes mouroirs.

Enfin la gloire !

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