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08/09/2006

Un grand Orientaliste (2). A la recherche du temps perdu

- Mon colonel, vous faites plaisir à voir ce matin. Comme la veille, kif kif, le teint frais, et pas un gramme de plus autour de la taille
- L’entraînement mon ami et vous devriez faire pareil, je vous trouve par contre le teint un peu gris et j’ai comme l’impression que vous maigrissez à vue d’œil, mais ça vous va bien. Une taille fine, ça vous conserve.
- Normal, mon colonel, ils m’ont enlevé la vésicule la semaine dernière.
- Ah bon, mais il faut vous reposer mon ami..
- Pas le temps, mon colonel, pas le temps.
- Eh bien moi, vous savez, avec mon petit footing chaque matin, je me sens requinqué; Je vais vous donner un bon tuyau, vous m’écoutez, non c’est vrai, j’ai comme l’impression que vous êtes un peu ailleurs aujourd’hui, qu’est ce qui vous arrive encore ?
- Rien mon colonel, justement rien, la vie de tous les jours, c’est chaque jour la même chose
- J’insiste, :mettez vos addidas et un petit trot du côté de la voie du tramway, la nouvelle, elle n’est pas longue; ce n’est pas compliqué, vous verrez, ce n’est pas désagréable avec ce petit mistral
- Mon colonel, ce n’est pas des addidas, mais c’est tout comme, c’est ce que je mets tous les jours de l’année pour venir chez vous
- Adidas, c’est une bonne marque
- Je ne vous dis pas le contraire, moi j’ai pas de préférences, et le trajet que vous me conseillez, je le fais tous les jours
- Je ne vous ai jamais vu mon ami, vous me racontez des sornettes
- Qu'Allah me ferme les portes du paradis, si je mens mon colonel
- Ne jurez pas mon ami, ici, c’est interdit ; du calme ! Vous êtes tous pareils, dés qu’on vous contredit, vous mettez la pagaille. Regardez où ça vous a mené, la guerre des banlieues, hein pour pas grand chose !
- Je pose les carrelages, les pavés
- Mais, c'est formidable. Si vous les posez comme vous avez fait pour la salle de bain de ma femme, félicitations, mon ami
- Il faut bien faire des heures sup
- Mais c’est interdit par la loi, vous savez ce qui vous en coûtera si vous enfreignez les règlements ?
- Je sais mon colonel, et ma fille et mon fils c’est pareil, j’oublie ma femme aussi qui travaille chez le docteur. On bosse comme des ânes, on dit chez nous, vous connaissez l’expression, " brel "
- Rien qu’en vous entendant avec votre accent inimitable, j’ai l’impression de revenir plus de 40 ans en arrière
- Moi j’aime bien quand vous me parlez du passé
- Vous êtes un grand sentimental, qu’est -ce que vous voulez que je vous raconte ?
- J’aime quand vous me parlez de votre travail
- Evidemment que je l'ai fait mon travail. Un travail, propre, net, sans bavures. Qu'insinuez vous? J’ai toujours aimé servir sous les ordres.

06/09/2006

Un grand orientaliste

- Mon colonel, mon colonel ! Que se passe t il ? Dans le son de votre voix, il y a je ne sais quelle fêlure. Vous n'avez pas attrapé froid ce matin ?. Vous êtes toujours avec votre damar et votre robe de chambre en poil de chameau ramené par votre neveu du sud, de ce bled où vous avez fait vos dernières armes et dont vous ne voulez me parler que quand cela vous arrange. Je sais bien que vous êtes un grand orientaliste, il suffit de voir ce que vous avez accroché aux murs de votre salle de séjour et dans le couloir d'entrée. mais puis- je vous donner un petit conseil mon colonel

- Faites donc mon ami, je vous écouterai

- je n'en suis pas si sur

- Attention, vos peaux de chèvre sont en train de pourrir, je vous signale. Elles dégagent un relent de pourriture lorsqu'on passe devant. Je pense qu'il vaudrait mieux les enlever

- C'est que je les aime bien mes guerbas

- Demain , vous ne revevez pas dans votre salon une délagation de harkis ?

- Heureusement que vous m'y faites penser.

- Qu'est ce qui vous a poussé à écrire un petit discours sur ces gens là et les traiter d' incapables dans votre rvue des anciens du bled. Et est - ce bien utile de montrer ces photos de tous ces gens à moitié nus avec des maisons qui brûlent derrière. On vous reconnaît bien au premier plan, vous m'avez l'air heureux sur cette photo

- A mettre au musée, je crois qu'ils sont en train de préparer une expo sur le pays. Dés que ça ouvre, je vais jetter un coup d'oeil pour voir si je ne rencontre pas de connaissances

- J'en doute mon colonel

- Regardez moi ça, vous avez raison, de l'argentique bien cadré. Un peu sépia les teintes mais ça vaut le cioup d'oeil, n'est-ce pas? Des as, ces photographes. Avec un bon peitit éclairage, ils ont le don de redonner vie aux souvenirs. Ah les bons moments, nous en avons connu des bons moments Si vous aviez vu la forme que nous tenions à l'époque. On n'avait pas besoin de nous forcer à la tache. Le devoir nouis intimait d'aller de l'avant. Et on le faisait, pas de tire aux flancs, croyez moi. On se tenait les coudes, pas un qui bronchait devant les petits problèmes qu'on rencontrait de temps en temps, c'était normal. Il faut dire qu'en face, ils n'étaient pas toujours accomodants. Mais c'est comme ça qu'on se fait des amis à vie dans notre grande muette.

- On ne peut pas dire que vous n'avez pas fait votre travail à l'époque.

- De l'excellent travail, mon ami, nous étions les meilleurs pour défricher ce terrain de sauvages , de gens incultes et reprendre tout en main. Vous savez je n'ai fait qu’obéir aux ordres, faire mon devoir.

- Mon colonel, je ne vous apprendrai rien, mais rappelez-vous, ce n'est pas si loin que ça, c’est ce qu’ils disaient tous lorsqu’on les interrogeait à Nuremberg.

- Je ne comprends rien à ce que vous me dites, je ne vous suis plus, il ya des moments où je me demande si vous ne perdez pas la boule, pour un figaro, c'est la catastrophe. Reprenez vous mon ami et dites, ce n'est pas moi qui tient cet coupe coupe, mais j'ai l'oeil bien exercé. Si vous pouvez me reprendre par là et par là et un peu ici, avec votre fameux rasoir, je crois que vous reussirez comme d'habitude une coupe de tonnerre. Lorsque ça souffle, et que je prends l'air, je mets mon képi et je n'aime pas, mais alors pas du tout que ça décoiiffe!

Le rouge aux joues. Une marotte, le Liban (3)

- Que dites vous mon colonel, je ne vous suis plus tout à fait

- Vous n'êtes pas réveillé à ce que je vois, mon ami, allons un peu de cran, faîtes comme moi, la fenêtre grande ouverte qu'il pleuve ou qu'il vente, une couette sur vous, et hop levez vous avant même le chant du coq; je n'aime pas répéter, vous me faites penser à mes appelés qui ne comprenaient rien, mais alors vraiment rien à des ordres élémentaires

- Mon colonel, je ne peux pas vous donner mon avis, vous savez bien que ....

- Je sais, nous n'allons pas revenior aujourd'hui la dessus mais un jour, je suis sur de vous convaincre. Vous voyez bien comme on me suit

- Oui, mon colonel, je vois et peux même compter ceux qui vous suivent

- Je dis qu’il faut leur laisser leurs dernières chances au peuple de Sion et ensuite les laisser de côté, les ignorer par le mépris, se laver les mains.

- Décidément, c’est une habitude bien ancrée chez nous de se laver les mains depuis deux mille ans. Qu'est ce que ce serait si on ne se les lavait pas. Mais vous avez vu que le pape lui, s’abaissait pour laver les pieds.

- Ecoutez-moi ! Vraiment ces gens là, ils avaient tout pour être heureux, ils s’en étaient bien sortis de leur guerre. 67, les arabes repoussés comme nous nous avons fait avec Martel à Poitiers. Du bon boulot. Mais ensuite, chez eux quel foutoir. A croire qu’ils aiment se créer des complications à n’en plus finir. Un jour, les Palestiniens, un autre jour vous les retouvez en Afrique du Sud, un autre jour au Liban. Et quand je dis un jour, c’est des - années. Tiens pendant que j’y pense, s’ils avaient pu s’arrêter le jour de leur chabbat ; même ça, ils ne le respectent pas. Bon sang, Qu’est ce qui les a poussés à agir ainsi . Pour deux gus, tout ça. Des gars en permission. D’après ce qu’on m’a raconté de source très sure. Permission ou pas, c’est la guerre et à la guerre on - ne fait pas de cadeau. Moi vous savez à mon époque, je ne donnais jamais de permission, je trouvais toujours le bon pretexte. Comme ça, croyez moi, aucune raison d'avoir des problèmes avec les gars et leurs hisitoires de moukères. Quand je pense qu'il y en a eu un qui a eu le culot de me demander si j'acceptais d'être son témoin pour ses fiançailles; il avait trouvé le moyen de s'amouracher d'une barbare, je veux dire une berbère mais enfin c'est du pareil au même. Je l'ai mis 10 jours au trou et après, vous savez je ne l'ai plus revu, il avait déserté et été rejoindre les leurs. Beurk. Vous croyez, en 39 qu’on faisait le signe de croix et qu’on se récitait un pater noster avant de s’enfoncer dans les lignes ennemies ?

- Je crois qu’en 39, on aurait mieux fait de prier que de jouer à la guéguere, on n'était pas au mieux de notre forme, reconnaissez - le mon colonel

- Des détails, de simples détails et plus tard, vous avez bien vu plus tard ce qui s'est passé, la dérouillée pour les boches

- Plus tard, je crois qu’on a combattu de l’autre côté avec nos amis les Anglais

- Et 44

- 44, vive les américains !

- En tout cas le malheur, c’est leur état. Quelle idée de créer de toutes pièces un pays, des frontières bancales, et de se faire des ennemis du jour au lendemain. Quelles stupides prétentions. Ils sont arrogants, à un point inimaginable, vous voyez bien que De Gaulle avait raison Je vous disais, qu'ils sont là bas nos soldats, à deux pas des sionistes, chez nos amis les musulmans, je veux dire les arabes.

- Vous permettez mon colonel, des arabes ne sont pas forcément musulmans. Tenez, penchez un peu le tête que je vous ajuste vos tempes

- Précisez argentées, je vous prie et je vous laisserai faire. Pour moi arabes, musulmans c'est kif, kif non ; on ne va pas passer notre vie à disséquer les moeurs de nos amis fils et descendants en ligne directe ou indirecte de Mahomet et de ses compagnons
- Tiens, vous dites à présent nos amis, hier ce n'était pas les bicots, les melons ?

- Taisez - vous ma domestique, elle est de là bas , elle pourrait refuser de vous servir votre café si elle vous entend

- Ne vous en faites pas pour elle je coiffe chque mercredi toute la famille

- Mais, crénom ! Alors elle a les moyens, quend je pense qu'elle me réclame une augmentation. Je tiens bon, cela fait deux ans et je je ne suis pas pret d' écouter ces jérémiades et en plus elle veut que je la déclare. Vous leur donneriez votre chemise

- c'est ce que je fais mon colonel et Je les coiffe gratis mon colonel, parce qu'elle travaille chez vous. Elle me dit tout de ses bonheurs ou plutôt de ses malheurs et je sais à un centime près ce qu'elle gagne

- Vous avez de la chance, moi je ne sais même pas ce qu'elle gagne. c'est la femme de votre colonel qui gère ça. Il ne faut pas mélanger les taches. Où irions nous dans ce cas? Un café mon ami ! Un peu tiède, mais à la guerre comme à la guerre. Sinon, où irions nous si nous commençons à nous écouter; Non ?

- Non merci, une misère

- Comment une misère mon café

- Je vous parlais de ce que gagne votre domestique depuis 15 ans qu'elle est chez vous

- Je vous propose j'un café , c'est du turc, excellent et fort comme eux. Ah, la bonne plaisanterie que je viens de faire sans m'en rendre com:pte. Je crois bien que je suis dans une excellente forme. DU café donc ? j'insiste car vous me mettez de bonne humeur

- Merci, je n’en veux pas
-
- Un jus d’orange, alors ?
-
- Pourquoi, pas , tiens, vous achetez du jus d’oranges d’Haiffa
-
- Oui, il n’est pas bon ?
-
- Et les pamplemousses de votre petit déjeuner diététique, je vois une petite étiquette, soleil d’Israël

- J’en prends toujours un le matin, un autre à la fin de mon repas, je digère mieux, mais on s’éloigne de la question, cessons de parler de moi et de mes goûts !

- Si vous voulez

- Enfin. Vous allez voir comment cela va changer ! Grâce à Jacques et aux notres

- Cela va changer pour qui?

- Vous n'y comprenez décidément rien à la politique. Oui, ils sont partis. Nos troufions vont relever le défi. Que je ressente de la fierté, n'en doutez pas mon ami. La France fait son devoir et je ne suis pas mécontent d'appartenir à cette nation que vous vous obstinez à regarder de biais.

- Non, excusez- moi de vous contrarier sur ce point, c'est de face, c'est vraiment de face et, ni de biais , ou de dos, ou encore en coin que je jette un regard, le mien, sur mon pays, ma chère France

- Je vous vois venir, vous allez encore me dire que nous somme tombés dans le piège. je sais que ce n'est pas simple mais ils vont s'en sortir, non? Coimme d'habitude !

04/09/2006

le rouge aux joues. une marotte le Liban(2)

- Que me chantez vous là. Naturellement j'ai toutes les raisons d'être content, heureux, satisfait, comme vous vous en êtes rendus compte. Qu'avez vous à me parler de malheur. Vous êtes jaloux, c'est tout et votre jalousie vous fait dire des bêtises. Il ne me manque plus qu'une polka pour que je laisse aller à ma joie et que ma très chère épouse ne se laisse aller aux souvenirs de notre jeunesse. Mais en fait, je préférerai ce matin un bon air de marseillaise qui sorte de mon transistor. Vous écoutez ? Franchement ce matin, vous ne trouvez pas qu'ils sont un peu mous à Europe 1. Sarkosy, toujours Sarkosy et son doc à présent. Ils pourraient au moins laisser notre bon Jacques s’exprimer, vous ne croyez pas. Je sens qu’il est au mieux de sa forme. C’est normal, tout se joue ces mois ci ; on n’est plus très loin de l’apothéose, du round final. Il passera, vous allez voir qu’il va finir par tous les avoir.. Sacré Jacques. Je le reconnais bien, il se tait des jours, des mois et d’un coup l’attaque. Alors, que se passe t il ? Je ne comprends pas . Dix minutes de Sarko, et de l’autre côté le silence . C’était prémédité à coup sur, oui préparé de longue date dans leur rédaction. Car l’actu, la bone actu ? Qu’est ce qu’ils en ont fait ? Une petite minute de blabla. c'est scandaleux. Nos soldats, nos troupes, nos blindés dernière génération partent, embarquent, arrivent, s'installent à 4000 km d'ici, font un travail merveilleux. Eh, bien silence sur toute la ligne. On pouvait développer, aller voir sur place, Un témoignage d’envoyé spécial, c’est ce qu’il fallait. Comment allez vous m’expliquer ce ratage, je dirai ce sabotage. C’est bien une manipulation, une désinformation qu’on a livré aux auditeurs de la France entière qui se reconnaît dans son président.. La faute, le coupable ne doit pas être loin. Je suis sur de ne pas me tromper si je reconnais là le coup de griffe par derrière du responsable de l'émission. Si je le connais, personnellement non, mais j’ai entendu de bonne source qu’il est pro- sioniste, à moins qu'il en soit un. Vous savez bien qu'ils sont partout et que la presse, c'est eux. Je ferme la porte car ma femme pourrait nous entendre. Sur ce point, je ne vous apprends rien de nouveau, mais je préfère vous le redire, je ne m’entends pas avec elle ; elle a des idées plus arrêtées que moi sur la question. Elle est pour un grand Orient, tous les arabes ensemble, un point c’est tout. Je me demande à la longue, après avoir pesé le pour et le contre si elle n’a pas finalement un peu raison. Qu’est ce que vous en pensez. ?